On entend toquer à la porte, Georges se réveille et se dirige vers l'entrée. Scrutant le pas de la porte, il observe les pieds du visiteur empêchant la lumière de se faufiler dans la pièce. Son maître arrive quelques minutes plus tard, ouvre...
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On entend toquer à la porte, Georges se réveille et se dirige vers l'entrée. Scrutant le pas de la porte, il observe les pieds du visiteur empêchant la lumière de se faufiler dans la pièce. Son maître arrive quelques minutes plus tard, ouvre : personne.
Il referme la porte l'air de rien, se dirige vers la platine trônant fièrement au centre du salon et met un vinyl de M83. Georges, lui, s'approche des enceintes et d'un coup, les vibrations de cette musique presque divine, lui dresse les poils. Cela lui inspirait la vision d'un os juteux et succulent flottant dans l'air. La prochaine musique, composé par son maitre Giorgio Moroder, était de loin l'une de ses préférées. Il se souvient alors des nuits sans fin, passées à ses côtés, cherchant l'accord parfait sur son piano.
Il pianotait, je creusais, nous recherchions finalement la même chose. J'entends une voix féminine en détresse dans la rue, faufilant ma tête à travers les barreaux de la terrasse j'observe la scène. Les RUN DMC, de drôles de cabots eux aussi, se ramènent et aboient avec une telle ferveur qu'ils en arrivent à récupérer le collier qu'elle avait perdu.
De retour de la salle de bain, les cheveux encore mouillés, arborant un peignoir ample en satin flashy digne des années disco, mon maître retourne le vinyl : DJ Food est aux commandes. Un morceau subtile et onctueux comme un bon os à moelle. Morceau suivant aux éclat de chocolats avec le génie Gary Davis, il est pris d'une envie de danser irrésistible. Alors que la transe s'empare de lui, j'entends à nouveau toquer à la porte. Je reconnais l'odeur émanant du pas de la porte, celle de notre précédent visiteur invisible. Dans un élan de curiosité irrésistible je m'élance sur mes deux pattes arrières et parvient à actionner la poignée de la porte. Toujours personne mais cette fois-çi une Housse de Racket est posée au sol. Pointant dans la direction de le fenêtre, j'observe alors une fusée au loin traversant l'atmosphère. Intrigué par un tel phénomène je décide de ramener l'objet pour le présenter à mon maître. Me regardant d'un air surpris, il récupère la housse et l'ouvre délicatement. A l'intérieur, un vinyl de Avishai Cohen et une carte postale sur laquelle était écrit : "Bon Voyage".
En espérant que ce Volume 18 de la MailTape avec SAYEM en invité vous ait plu, n'hésitez pas à donner votre avis en commentaire ;) Et pour les nouveaux qui viennent d'arriver, inscrivez-vous, pour ne pas rater la prochaine!
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